Il faut un plan d'urgence pour l'accès aux soins à Paris !

Il faut un plan d'urgence pour l'accès aux soins à Paris !

Il faut un plan d’urgence pour l’accès aux soins à Paris !

Les derniers chiffres publiés par l’URPS Ile-de-France sur la démographie des médecins spécialistes à Paris sont alarmants.

A Paris, 40% des médecins spécialistes libéraux ont plus de 65 ans. Certaines spécialités sont encore plus concernées : la moitié des psychiatres, et près de la moitié des gynécologues et des cardiologues ont plus de 65 ans. Tous ces médecins sont susceptibles de partir en retraite à tout moment.

Et l’âge moyen des médecins spécialistes est de 60 ans.

En 8 ans, la chute du nombre de médecins spécialistes est affolante : Pédiatres : - 23% ; Gastro-entérologues : - 18% ; Anesthésistes : - 17% ; Neurologues : - 16% ; Cardiologues : - 11% ; Psychiatres : -32%.

Chez les médecins généralistes, la chute est d’environ 20% au cours des dix dernières années.

Et cela sans parler de l’accès à des soins conventionnés de secteur 1, c’est-à-dire des soins accessibles à tous, sans dépassement d’honoraires : à Paris, seulement 60% des médecins généralistes et 25% des médecins spécialistes sont en secteur 1.

Fait nouveau, tous les arrondissements sont concernés même si dans certains quartiers, la situation est dramatique.

Paris n’est plus attractive, non plus, pour les médecins.

Si toutes les réponses ne relèvent pas de la Ville de Paris, l’action de la Ville de Paris est indigente !

La Ville de Paris a lancé depuis mars 2015 un dispositif « Paris-Med » visant à favoriser l’installation de médecins libéraux. Le site internet de la Ville indique qu’en 2018, il aurait bénéficié à … 14 médecins ! Même pas 1 médecin par arrondissement ! La Ville avait annoncé mobiliser les bailleurs sociaux à cette fin : aucun bilan chiffré n’est disponible.

En complément des propositions que j’ai déjà faites sur l’hôpital public et dans la perspective de la discussion, en décembre, du Budget de Paris pour 2020, la Ville de Paris doit élaborer un véritable plan d’urgence à la hauteur des enjeux.

Elle doit le faire après discussion avec les représentants des médecins et de l’ensemble des professionnels de santé et l’Agence Régionale de Santé.

Marie-Claire Carrere-Gee

Close
%d blogueurs aiment cette page :