Le compte à rebours est enclenché pour le train de primeurs Perpignan - Rungis !

Le compte à rebours est enclenché pour le train de primeurs Perpignan - Rungis !

Le compte à rebours est enclenché pour le train de primeurs Perpignan – Rungis !

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Tant qu'il s'agit de faire des déclarations, tout le monde est irréprochable :

le gouvernement français vient d'indiquer avoir évité un recul sur le climat lors du G20 à Osaka et Anne Hidalgo, photos vertes rafraichissantes à l'appui, affirme sa volonté de créer des « forêts urbaines ».

Malheureusement :

dès qu'il s'agit de passer à l'acte, c'est le grand écart.

En témoigne la menace de suppression imminente du train des primeurs Perpigan-Rungis. Cette ligne qui achemine près de 400 000 tonnes de produits frais par an est en ballotage avec un report de dizaines de milliers de camions sur les routes de France!

Depuis des mois, nous assistons à une grande mascarade, avec un gouvernement incapable de débloquer la situation après les réunions du 17 mai et du 30 juin tenues au ministère des Transports et Guillaume Pepy qui se dit "choqué" - rien de moins - de devoir ... fermer la ligne.

En mai dernier, l’Etat et la SNCF ont pourtant annoncé être en capacité de financer une étude de 59 millions d’euros d’ici 2035 dans le cadre d’un plan neutralité carbone pour le ferroviaire : mais ils sont en incapacité de trouver les 20 à 30 millions nécessaires à la survie du train des primeurs.

Côté Ville de Paris, ce n'est pas mieux! Malgré la mobilisation des plates-formes de Rungis et de Perpignan, des Conseils régionaux d’Ile de France et d’Occitanie, des Conseils départementaux des Pyrénées Orientales et du Val de Marne pour sauver cette ligne, la Maire de Paris Anne Hidalgo témoigne une nouvelle fois d'une impuissance manifeste, malgré le vote intervenu au dernier Conseil de Paris.

Quand aux candidats LREM pour les municipales de Paris, si présents dans les media pour discuter des méthodes de travail de leur Commission d'investiture, leur efficacité pour défendre les intérêts des Parisiens, qu'il s'agisse de leur sécurité d'approvisionnement ou de la durabilité de ces modes d'approvisionnement, ne saute pas aux yeux.

Car tel est bien l'enjeu : il faut une stratégie d'approvisionnement durable pour notre ville de plus de deux millions d'habitants. L'empreinte carbone de la Ville de Paris ne s'arrête pas aux limites du périphérique !

Il faut agir, vite.

Marie-Claire Carrere-Gee

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