Paris : non assistance à santé en danger!

Paris : non assistance à santé en danger!

Paris : non assistance à santé en danger!

Mes propositions pour un accès aux soins facile à Paris

A Paris, l’accès aux soins se dégrade chaque jour un peu plus

Paris n’est plus une ville attractive pour les jeunes médecins. La démographie médicale  dégringole : c’est particulièrement le cas pour les médecins généralistes mais la chute s’accélère aussi dans de nombreuses spécialités médicales. Seuls 60% des généralistes et 25% des spécialistes parisiens sont en secteur 1. Résultat : trouver un médecin traitant ou un pédiatre, avoir accès à un spécialiste en secteur 1 dans un délai raisonnable est devenu quasi-mission impossible. Et cela sans parler des horaires d’ouverture des cabinets, qui reflètent de légitimes aspirations des médecins : ils ne correspondent plus aux horaires de travail de beaucoup de parisiens.

Paris n’est pas attractive non plus pour les infirmiers et aides-soignants qui travaillent à l’hôpital. Aux urgences, en grève depuis déjà 3 mois, à des conditions d’exercice dégradées s’ajoute l’insécurité -n’oublions pas que c’est une n-ième agression qui a déclenché la grève à Saint-Antoine à la mi-avril. Lorsqu’on perçoit un traitement d’infirmier ou d’aide-soignant, il est impossible de se loger à Paris. Résultat: il manque 400 infirmiers et infirmières à l’AP-HP.

Les réponses de la Ville de Paris sont insuffisantes

Pour les soins de ville, Paris a lancé avec l’ARS le dispositif « Paris Med », qui vise à faciliter l’accès à des locaux professionnels pour les médecins. Et il existe 6 maisons médicales de garde, ouvertes les soirs et les week-ends : elles sont bien utiles en certaines circonstances mais il s’agit seulement d’une réponse à un besoin de soins ponctuel : pas de renouvellement de traitement, ni vaccination, ni certificat de sport.

Anne Hidalgo s’est par ailleurs engagée à réserver 500 logements sociaux en 3 ans, soit environ 150 par an, à des personnels hospitaliers: ce n'est pas du tout à la hauteur des besoins!

Je propose de créer un « Pôle Paris Santé » dans chacun des 80 quartiers parisiens

Ces pôles seront :

  • financés par la Ville de Paris
  • ouverts 6 jours sur 7 avec une très large plage horaire (8 heures à 22 heures)
  • pluridisciplinaires, avec des professionnels salariés (médecins généralistes et spécialistes – par exemple, pédiatres, ophtalmologues, gynécologues, psychiatres, addictologues, gériatres etc- et professionnels de santé paramédicaux).

Chaque Parisien, enfant, jeune ou adulte -y compris ceux qui travaillent en horaires décalés- pourra y avoir accès à des soins de qualité. Il pourra y choisir son médecin traitant et venir consulter sur une base régulière, ou plus ponctuellement. Les jeunes médecins qui souhaitent y travailler seront rémunérés dans des conditions attractives.

Pour limiter les coûts pour la Ville, qui prendra en charge le financement des locaux et les salaires des professionnels, les soins n'y seront pas gratuits : ils seront facturés aux tarifs du secteur 1, c'est à dire sans aucun dépassement d'honoraires.

La répartition géographique se fera en fonction des quartiers, en tenant compte de la taille de leur population et de leur densité médicale.

Je propose aussi que la Ville de Paris réserve 10% de ses logements sociaux - soit 1 000 par an-, aux infirmiers et aides-soignants qui travaillent à l’hôpital

Pour rendre, à nouveau, le travail à Paris attractif pour les personnels des services publics qui assurent 24 heures sur 24 la santé et la sécurité des Parisiens, je propose que 10% des logements sociaux attribués chaque année – soit environ 1 000 par an – leur soient désormais réservés, ainsi qu'aux fonctionnaires de police qui travaillent à Paris.

Marie-Claire Carrere-Gee

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